Les égarés reviennent toujours, portés par les intempéries ou le tumulte de jours trop courts : une sélection d'albums de saison que l'on exhume, et qui n'a jamais cessé de nous faire palpiter dans l'ombre.
Abagnale
Medieval Found Footage
Puisant dans l’immense liberté créative de la Windmill Scene anglaise (une scène qui a su redonner à l’indie rock ses lettres de noblesse), Medieval Found Footage (MFF) a laissé fermenter ses morceaux cinq années durant dans son local canadien, pour nous livrer un premier album vibrant de chaos (à peine) contrôlé. Abagnale pulse d’une nervosité rare qui ravitaille un rock sec d’influences post-hardcore et de trépidations noise rock manoeuvrées avec une fiévreuse spontanéité. Surprenant dès l’explosive litanie logorrhéique de « Diluted », la musique suit des vagues psychiques mouvantes, laissant parler les silences et se taire les dépressions mentales, s’anéantissant ça et là au détour de morceaux devenus ruines brisées. Sous le timbre halluciné de Kadin Fehr (qui rappellera celui de Isaac Wood des superbes Black Country, New Road), MFF ressasse de façon compulsive et extrêmement éléctrique les démons d’une terrible banalité intime, celle de jeunes adultes crétinisés, trop vite chassés d’une adolescence exsangue. Brillant de la première à la dernière stridulation, Abagnale est ce que le bruit fait de mieux : mettre en musique les débattements de nos si petites vies.
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Deceitful Above All Things
Kuzu Knot
Souvent, on chute dans le tombeau avant même d’avoir appris à vivre. Le souffle rauque, les yeux révulsés devant une fatalité à laquelle on désire secrètement s’échapper jusqu’aux dernières fièvres de l’agonie, on se rend soudainement compte de la duperie d’une vie. Kuzu Knot semble avoir bien transmis ces spasmes d’une hideuse révélation dans ce premier essai. Deceitful Above All Things possède en lui la noire maturité de l’auto-anéantissement, transmettant ses vibrations jusqu’à ce que se dessine en cascades furieuses une grimaçante et funeste poésie. Dans cet impressionnant grindcore qui se bâtardise à un black metal souillé de remords et d’incapacités vitales, on crève de ne plus pouvoir vivre un peu une dernière fois.
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Sawant
Kielichy
L’ongle de la gamine gratte avec acharnement la tapisserie jaunâtre. La peau écorchée se mêle aux miettes de souvenirs qui s’échappent. Une mélancolie pâteuse dégouline de la plaie murale, s’entasse dans les angles poussiéreux d’un salon sans vie. Ainsi déversé, un noise rock hanté de fantômes trop connus s’acharne à retrouver les mélodies que les aïeuls avaient tu. En lancinantes réminiscences, les souvenirs blafards se fracassent sur le tapis sec. Au loin de cette fureur misanthrope, les convives continuent de se baffrer. Le caviar fait oublier.
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Chrysalis of Astral Tears
Finsmoonth
Proposé comme la figuration des battements de cœur d’âmes unies dans la souffrance, ce deuxième album de Finsmoonth a quelque chose de magnétique. Témoignage poignant et romantique d’un black metal cathartique tourné vers les autres, Chrysalis of Astral Tears parcours les douleurs et les luttes intérieures, pour que perce enfin l’espérance. De son titre évocateur à son artwork ciselé dans un tourment de martyr, l’effroi surgit de Jakarta et revêt bientôt une dimension universelle, répandant d’un puits sans fond d’accablement des torrents de larmes. Construit sur de longs morceaux pleins d’envolées mélancoliques, de détresses aériennes et d’éplorements grandioses, Finsmoonth laisse parler ses souffrances, jusqu’à les transfigurer en papillons de lumières.
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Cease & Desist
you've got mail
Contre les frénésies de l’amnésie, you've got mail garotte la glotte et fait l’effet d’une brûlante plongée en solitude. Sous la densité rêche de son screamo, le sépia des jours fanés réémerge brusquement, se distend sur des consternations de guitares ciselées. Le renflement de rares bulles d’harmonies finit presque toujours par éclater en un chaos harassé de metalcore aussi bricolé qu’intransigeant. Et c’est cette colère primitive et brusque qui fait toute l’éclatante poésie de Cease & Desist.
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Melankolia
Stolen Kidneys
Méfiez-vous : le bruit glavioté dans le post-hardcore très 90’s de Stolen Kidneys interdit toute résignation. Usant des cordes comme d’un cri dissonant capable à lui seul de suturer les plaies floues de traumas opaques, Melankolia s’écoute avec la même stupeur que celle dans laquelle se débat la voix de Christopher. Sous les arches croulantes d’un son insondable, la flétrissure n’aura même pas le temps de germer.
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Abu
Takkak Takkak
Je ne peux me résoudre à quitter Abu, cette île des cendres qui m’a recueilli dans mon exil. Les autochtones m’avaient pourtant prévenus : le substrat volcanique des lieux est si puissant qu’il finit par vibrer en nous, réanimant ses millénaires de senteurs, de mouvements, d’évolutions. Takkak Takkak, renard bicéphale de Java et du Japon, guide mes songes et les amène à se dissoudre dans une étrange transe. Tandis que je me souviens encore des basses du tambour et des vibrations hachées du gong, mon identité tiédie, se détache de l’attraction physique, et flotte à la surface de l’eau insulaire. Elle réside encore, là, comme une méduse sans âge, gavée de lumière.
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Body Transmission
MAQUINA.
En se concentrant sur les écrous monomaniaques de leur krautrock 2.0, les portugais de MAQUINA. fluidifient leur machinerie bruitiste. Sur ce troisième et très dansant LP, leurs influences industrielles sont aussi nettes que froidement festives, jubilatoirement tranchantes. Insérées avec soin dans les transes d’un dancefloor à l’âme techno-punk, Body Transmission porte avec splendeur son nom, rassurant le sceptique sur le statut déjà grand de la formation lisboète. Triste machine, dance if you kraut.
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Tèlesma
acróbata.
En équilibre entre le rejet d’une morne existence et l’attrait de mondes nouveaux, acróbata. nous tend Tèlesma, son premier talisman de vie. L’offrande est délicieusement parfumée de danses math rock, et incrustée de fragments nacrés du plus leste des post-hardcore. L’alliage est fascinant, et laisse exfiltrer une énergie dingue qui peine à se contenir devant une telle variété de tons. Généreux dans ses miroitements rythmiques comme dans ses zébrures colériques, Tèlesma sait aussi nous surprendre dans d’audacieux temps ralentis, comme sur « En algún lugar del sendero » qu’un discours rapporté (en français !) de l’artiste chilienne engagée Violeta Parra (1917-1967) ferme magistralement. De bien agiles acrobates.
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Morir Saltando
Hesse Kassel
Depuis quelques années, la Nueva escena chilena nous mène de pépites en pépites, avec des formations comme Niños del Cerro, Candelabro, Phuyu y La Fantasma ou Todos Mis Amigos Están Tristes. Toutes singulières, ces formations poussent le rock dans des sphères d’expressivité, de spontanéité et de raffinement peu dicibles. L'appétit des créatures chiliennes ne semble n’avoir aucune limite, et ce second album de Hesse Kassel le réaffirme avec un fin vacarme. Avalanches de guitares vrombissantes, batterie changeante et tentaculaire, chant poétique, sens théâtral et dynamique toute tendue … Morir Saltando est une apothéose artistique dont chaque note sens le DIY, l’amour fébrile pour une scène noise-indie 90’s que l’on croirait ressuscitée, galvanisée par les nutriments d’une approche audacieuse, libre, secrètement avant-gardiste peut-être. Avec le non moins incroyable Vaho de Asia Menor, le Chili nous offre deux pierres incandescentes du genre, toute époque confondue, loin des sirènes habituelles de l’indie à l’occidental. Américain ? Plein Sud, assurément.
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Bellow
MUELAS
La rage et l’amertume font pleurer des larmes de sang à MUELAS qui décharge toute sa rancœur dans un EP aux cinq titres poignants et fracassants. Une tribune pour exprimer ce qui consume Susy Reyes, vocaliste et violoniste du groupe : les traumatismes quotidiens et l'effroi d'une américaine d'origine mexicaine voyant l'ICE déchirer sa communauté, mais aussi le malaise d'être queer dans un pays où ses droits fondamentaux sont continuellement rognés. Le titre anti-ICE « MELT » résonne comme l’étendard de cette protestation musicale nécessaire.
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La Chute
TerraFormer
N’en déplaise à Euripide, le travail n’est pas forcément signe de renommée. Labourant les champs gras du post-metal wallon depuis 2010, TerraFormer prédit La Chute, dans un nouveau labeur noueux. Une pâleur spectrale répand des effluves d’anciens-mondes sur la nostalgie de paysages aux contours flous. Râpeux, fermentés et moites, deux morceaux-fleuves, scindés en six tranches coupés à la diable, alternent les lourdes digestions aux humeurs étirées d'assouplissements mystérieux. Une multitude de voix, de visages, de souvenirs s’entremêlent alors dans les tourbillons ivres des musiciens. Ensemble, ils deviennent les ultimes témoins d’une romantique élégie, celle d’un monde qui n’est plus, celle d’un monde qui ne sera jamais, aussi.
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The Elder
Kai Whiston
A genoux dans les marécages de Polésie, cette ancienne région d’Europe, berceau du peuple slave, pleure Kai Whiston. Ce brillant expérimentateur de UK bass, hybrideur de trap et déconstructeur de club, semble avoir été aspiré dans un terrible espace-temps où seule résonne la liturgie spectrale d’anciens rites païens. Réemergé en sons-brisés dans le studio polonais de Żeliszów, ils psalmodient, sept ans durant, d’éxtrêmes contes. Une matriarche serait morte. Un domaine familial, le Krepost, serait en proie aux supplices d’un étrange deuil familial. L’histoire s’est emparée de Kai, et se transmet soudain autour de lui en résonances électro-acoustiques, en lacérations analogiques, en collages industriels corrodés. Le larsen devient l’ange d’une mort qui terrasse jusqu’au dernier sub, dénudant l’élégance jusqu’à l’affubler du masque hideux du surréalisme. L’ancien, The Elder, laisse suinter de ses cuivres devenus monstres un jus pourpre, aux caillots de souvenirs. Ce son qui corrompt, qui transgresse son créateur jusqu’aux frontières de la mort, est le témoignage d’une cérémonie fantastique. Celle d’une pure création.
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Celestial
Papangu
Véritable étoile filante du rock progressif brésilien, Papangu ébruite lumière et couleur le long des sentiers encore sauvages de l’Amérique latine. Un voyage mystique et psychédélique, à la beauté parfois épineuse…
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Onward
Lammoth
Si l’envie d’une virée en Terre du Milieu vous prend, alors Lammoth sera votre monture. Hobbit Black Metal bordé de Comfy Synth, Onward déborde de liberté et sillonne avec fantaisie des paysages tantôt ensoleillés, tantôt brumeux.
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The Rest Is My Ghost
Lawrence English
Lorsque l’un des artistes de drone-ambient les plus stupéfiants du XXIème siècle s’avère pris de compulsions créatives, allons-nous nous plaindre ? Enchaînant avec diversité les projets solitaires ou collaboratifs depuis la pandémie, Lawrence English revient pour la seconde fois de l’année en studio (après le latent Fathom Tides, co-écrit avec Werner Dafeldecker). Sur The Rest Is My Ghost, se ne sont plus les forces telluriques qui animent les synthétiseurs modulaires de l’australien, mais l’épaisseur sombre des échos qui pavent nos futurs. Des futurs où une “nostalgique acide” (pour reprendre ses termes) corrompt les discours, infuse une croyance d’exclusion, un chaos grandissant dans les cœurs. Mise en musique, cette introspection angoissée s’avère pavée de sonorités en suspension, de murs de bourdons qui rampent sans rêves dans d’immenses métropoles où tout n’est plus qu'amas. Une musique aussi spectrale ne peut qu’être magnifique, et c’est dans l’acceptation de la fragilité de l’effondrement systémique qu’elle devient une précieuse source de beauté, de clarté, d’espoir sans cesse réimaginé.
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Chrysopoeia
Moral Bombing
Comme si les cendres se transmutaient en or, Moral Bombing invoque la chrysopée (en alchimie, art prétendu de faire de l'or) pour mieux en percer les amères illusions. Un désespoir aigre traverse ce metalcore d’antan duquel sort, révulsé par des appétits trop féroces, une magistrale emoviolence. Hanté par les relations toxiques (« chained »), la folie mentale (« dreamscapes ») ou les béantes solitudes terrestres (« waves of grief »), Chrysopoeia rampe dans du sang séché, et cherche les gouttes de miel dans la fange (« daughter of light »). Dans cette rage de survivre, dans cette urgence de la chute bafouillée à bout portant, l’amour de la vie continue pourtant de pulser, fragile substance qui clôt le chapitre. «I choose life» (« CHRYSOPOEIA »).
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The Dark
Chelsea Wolfe
Chelsea Wolfe apparaît drapée de dentelles noires et de fumerolles. Le crépuscule a embrassé la forêt d’où elle surgit, une guitare usée entre les mains. The Dark est sa dernière offrande. Un album à la mélancolie tragique, parsemé de murmures dans l’ombre et de rivières lacrymales à la beauté sidérante. Des balades dont le gothisme flamboyant fait pleurer les yeux attisent un feu qui éclaire la nuit de poussières incandescentes. Son écriture, aussi belle que foudroyante, se déverse en filets de fumée du bout de ses lèvres auxquelles nous sommes pendus. Nos pieds se balancent dans le vide.
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I Hope There's Music in Heaven
MyVeronica
Le premier album de MyVeronica. Un bonbon comme ceux que l’on faisait si bien dans les années 90, aux saveurs d’emo et de rock alternatif, qui ferait presque passer le goût amer de ce monde si triste.
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Sunset Blush
Sadness
Sadness nous offre la bande-son parfaite pour les soirées d’été encore trop tièdes. Les yeux clos, allongé sur un matelas saveur coton, les derniers nuages défilent par la fenêtre grande ouverte. Sunset Blush enveloppe nos rêveries amères et redonne aux couleurs du ciel une douce mélancolie adolescente…
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Glory2
Cold Gawd
Des paillettes se déversent sur une eau cristalline, les reflets irisés sont hypnotisants. Tout en délicatesse, mais avec une ferveur non dissimulée, Cold Gawd entreprend une nouvelle fois de nous surprendre avec son mélange de style si particulier, entre shoegaze éthéré et post-hardcore céleste. Un EP comme un souvenir, où les émotions brutes se bousculent dans une tempête de réverbération.
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Never knowing when, but knowing this will end
homewrecker.
Offert en pleine canicule, ce nouvel album de homewrecker. portait un nom tout à fait approprié pour cette période particulièrement éprouvante. Du metalcore incisif qui mord aussi fort que du hardcore. Ses épines se sont plantées profondément dans nos peaux échauffées. Un véritable défouloir thermique. Qui n’a pas espéré sous cette chaleur accablante que « The suicide of the summer » devienne réalité ?
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crop
KMRU
Sept mois seulement après le kaléidoscopique Kin, l’artiste-compositeur KMRU reproduit un nouveau prodige sonore. Discrètement publié sur son Bandcamp, crop affine sa lentille macro-drone pour concentrer la focale sur des micro-bidouillages de bandes magnétiques et de pistes fragiles, déposés avec soin sur une fraîche brochette d’expériences sincères. Très épurés, les titres abritent des trouvailles de field recordings qui, comme réenchantés par la magie analogique de KMRU, prennent forme et nous racontent quelque chose de ses souvenirs, de ses pensées. Dans les silences bourdonnants, les loops bruts et les mélodies fluettes, une mélancolique rêverie nous éprend placidement.
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All the light in the world
Brìghde Chaimbeul & Colin Stetson
La vibrante joueuse de cornemuse écossaise Brìghde Chaimbeul s’associe au saxophoniste Colin Stetson dans cet album expérimental où leurs instruments se répondent, se mélangent, se métamorphosent en créatures douées de parole. Les rythmiques s’enlacent dans des intrications organiques et frémissantes. En fond, le tumulte de la mer et le sel qui se dépose sur les rochers pendant l’exploration.
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Jacht der Mysteriën
Fluisteraars
Jacht der Mysteriën est une cavalcade mystique et embrumée, comme seul Fluisteraars sait nous en proposer. Une poursuite de l’insaisissable à travers une nuit épaisse, et la lune pour seule boussole.
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