Voilà un temps, j’ai laissé ma mémoire sur les rives d’un lac glacé. Sa surface irisée était constellée des larmes gelées de mes aïeux. L’oubli menait à l’effroi ; seule l’âme retrouvée me permettrait de trancher le néant, béant et froid. J’ai cherché mon âme en plaine, traquant son ombre dans les ruines de ma propre entité.