Nous, le venin

Mourir

Nous, le venin
Mourir
Date de sortie :
07 Oct 2026
Label :
Pelagic Records
Lieu :
Toulouse
(
France
France
)
Chronique
Photo
October 7, 2026
Nous, le venin
Mourir
Date de sortie :
07 Oct 2026
Label :
Pelagic Records
,
Lieu :
Toulouse
(
France
France
)

Nous, le venin

Mourir

Date de sortie :
07 Oct 2026
Label :
Pelagic Records
Lieu :
Toulouse
(
France
France
)

Marée noire

À nouveau le quatuor Toulousain érige son trône. Cette fois au milieu d'une plaine autrefois luxuriante, maintenant aride, vidée de toute vie par de viles violences qui visent autant qu'elles épargnent : toustes seront victimes de ces vicieux desseins, des visions d'avenirs au plus mince fragment de vie, sans échappatoire viable ou vices suffisant pour éphémèrement nous soulager.

Sous une chaleur à faire fondre le bitume, on chasse le silence qui nous ferait remarquer les décisions que l'on regrette. Noyés dans un écho métallique, les cris de désespoir résonnent sans espoir de trouver autre chose que la réponse du vide, tout comme les appels alentour, que l'on entendra lentement s'évanouir derrière de ternes volets en plastique délabrés. On reconnaît une mélodie déformée et dissonante que l'on avait déjà croisée, au début du bûcher, avant que les flammes ne se montrent, avant que le chant des oiseaux lui aussi ne brûle, remplacé par le bruit des machines œuvrant à effacer les souvenirs de ce qui venait avant elles. Le grondement d'orages toujours plus fréquents et hargneux fera s'effondrer le ciel au-dessus de villages isolés et inadaptés à de telles catastrophes, le fracas des éclairs s'abattant tels les coups de caisse claire de morceaux sinueux, complexes et intenses, soulignés par l'impact d'une grosse caisse qu'on pourrait confondre avec le tonnerre. Le rugissement de colosses de métal se fait entendre, leur apparition synonyme du déclin de la nature alentour. Quatre épaisses cordes métalliques sont chauffées à blanc puis forgées, transformées en chaîne pendant que l'impact du marteau distord l'air ambiant, en attendant de pouvoir asservir les derniers rayons de lumière qui subsistait dehors.

On court, le regard hagard, s'arrêtant, le désespoir ambiant devenu une charge insupportable. Haletants, nous sommes forcés de contempler les ruines que certains ont fait de notre monde : plus de possible retour en arrière, les joies passées pas assez vives pour rallumer l'étincelle qui illuminait notre regard, des mâchoires colossales donnant une aveugle chasse à tout ce qui à le malheur de l'effleurer. Ces crocs n'ayant plus rime ni raison, ce sont les nôtres : C'est nous, le venin.

Mourir au Rock in Bourlon 2026