



Rock In Bourlon - Jour 3
Fange + Umuru + Moundrag + Occult Hand Order + Handgmeng + Green Milk From The Planet Orange + Electric Citizen + Alber Jupiter + MAQUINA. + Coltaine + Rezn + Faetooth + Uncle Acid And The Deadbeats
Le jour s’est levé sur un Bourlon détrempé, lavé par un orage aussi tonitruant que la musique qui émanait de l’Abreuvoir la veille. Notre assemblée, envahie par l’odeur de la végétation humide, se retrouve une dernière fois pour contempler l’audace et la singularité. Sous la lumière diaphane d’un soleil d’après-tempête se reflètent déjà les ombres de nos souvenirs futurs. Des échos suspendus dans ce fabuleux désordre d’émotions, que nous recueillerons avec le plus grand soin…
Fange
La plaie s’ouvre sur les premières pulsations, graves et perforantes, de Fange. L’air s’alourdit, l’engourdissement s’installe, les visages se crispent. Entre les cris et la fureur, du feu cautérise les chairs délitées, assèche les dernières humidités. Des fronts ensanglantés rencontrent avec fracas la tête dure et froide de microphones cabossés pendant la bataille. La cicatrice suinte du sang vicié, la boue contamine tout. De cette engeance naît une lancinance diabolique.
Umuru
Accordé au soleil, Umuru fait éclore un post-rock psychédélique baigné de lumière. Le duo lillois s’abandonne à une transe solaire, foisonnante et imprévisible.
Moundrag
Comète tout droit venue des 70s, Moundrag embrase les corps dans un heavy psych aux éclats solaires. Un duo charismatique à l’efficacité foudroyante.
Occult Hand Order
Occult Hand Order épaissit les nuages et s’élance en quête de lumière. Dans un rituel orageux s’étirent et s’entremêlent un doom aérien et un psychédélisme ténébreux…
Håndgemeng
Des profondeurs d’une cave norvégienne surgit Håndgemeng, drapé d’un voile de soufre et d’une extravagance désinvolte. Un doom’n’roll occulte aux effluves de décadence nocturne.
Green Milk From The Planet Orange
Mystique et déroutant, Green Milk From The Planet Orange vient nous asperger de son étrange breuvage. Une musicalité captivante, mystique, qui a été nourrie par des années de dérives intergalactiques.
Electric Citizen
Une balade électrique dans des champs de fleurs en noir et blanc. Une chevelure solaire nous guide avec allure entre les synthés psychédéliques d’Electric Citizen, nous invitant à parcourir ce chemin au son d’une guitare à la crinière battante.
Alber Jupiter
Infusion sensible corsée d’eau de rose et d’épines broyées. Au-delà des apparences, la simplicité d’un rythme et des belles choses qui coulent d’elles-mêmes. Alber Jupiter, nous emmène loin avec des pieds ancrés dans le sol, une excursion pour percevoir autrement, ce qui ne s’articule pas avec les mots. Une poésie entraînante qui fait consensus. Les cœurs s’apaisent sous le soleil ardent de l’été. Guitares traversières symphoniques, batterie hyperactive, une déferlante quantique et tantrique. La catharsis se fait attendre avec tendresse et sans trop de précipitation. Le temps est incompressible, les sensations sont vastes et un flux tiède se propage. Alber Jupiter se deplie en plusieurs actes, et à chaque répétition une nouvelle couche stratosphérique se révèle. Le public s’élève de plus en plus. Un élan sans fin, suspendu, qui frôle presque l’infini et d'où nous ne sommes jamais revenus.
Maquina.
En marche arrière sur l’autoroute, MAQUINA. vient réveiller les automobilistes qui s’endormaient sur la voie rapide. Les contacts entre pare-chocs se font dans l'allégresse, les carcasses métalliques vibrent d’une énergie communicative.
Coltaine
Entre les déferlantes, une barque en bois détrempée nous amène jusqu’aux rivages d’une île aux pierres noires et au sable gris. La mélodie est délicate et éthérée, comme un filet de brume qui coule sur les rugosités d’une roche sombre. La tempête approche, elle fait sonner le carillon accroché à la proue de notre embarcation avant de déverser son souffle déchirant sur ce morceau de terre perdu. Toutes ses anfractuosités se remplissent d’eau froide et épaisse. Coltaine est à la fois cette intempérie féroce et le calme contemplatif qui l'enlace.
Rezn
Envol immédiat dès les premiers instants de fraîcheur - Rezn redessine nos rêves à travers un doom cosmique et hypnotique. Une parenthèse hors du temps, où ne subsiste que la contemplation…
Faetooth
Faetooth émerge du crépuscule pour invoquer la nuit. Des fées aux ailes de corbeau entonnent leur chant fantomatique et déchirant. L’obscurité nous engloutit, mais galvanise nos esprits apprivoisés et attentifs. De lourdes intonations saturées tombent du ciel, accompagnées d’harmonies aériennes et élancées. Au terme de cette cabale, la lune se lève comme pour mieux les accompagner sur un dernier morceau aux reflets incantatoires.
Uncle Acid & The Deadbeats
La nuit s’épaissit et nous offre un dernier voyage en compagnie d’Uncle Acid & The Deadbeats. Sombre et halluciné, leur doom psychédélique semble suspendre le temps, jusqu’à prendre des allures d’éternité…


































































































































