



Frozen Frozen Fest - Jour 1
Ender + Push! + Calcine + Glassbone
Frozen Frozen Fest - Jour 1

Ender

Ce sont les durs à fuir d’Ender qui ouvrent un Frozen Frozen Fest aux allures de mise en garde glacée pour l'habituelle édition de juin, tout juste annoncée par le label organisateur Frozen Records. Intrépide et émotif, le groupe délivre pour son premier concert une prestation qui souffle fort du vent dans nos yeux qui pleurent. Des guitares aux épaules larges et à la larme facile se débattent avec des rythmiques d’acharnés dans une euphorie communicative. On verrait presque de la verdure revenir habiter un béton hermétique et stérile. On lève le visage vers le ciel, le souffle court. Perlent sur nos joues des rétines explosées par tant de splendeur.
Photos par Léo
Push!

Push! vient nous pousser férocement dans nos retranchements. Le ressort remonté se déploie sèchement dans un hardcore primitif au front usé par la rocaille. Les casquettes sont vissées, boulonnées sur les têtes des dératés qui s’agitent sur scène. Ils s’échauffent comme des piles électriques trop gonflées, explosent nos entrailles, brutalisent nos articulations. Des aboiements éclatent dans la sauvagerie et retentissent comme amplifiés par la résonance d'une cage aux barreaux de fer. Ils mangent avidement de nous pendant que nous contemplons avec admiration des jambes voler haut en l’air, les pupilles dilatées et les yeux injectés de sang.
Photos par Léo
Calcine

Plus personne ne sera humide de la pluie nantaise après le passage de Calcine. Brûler la terre jusqu’à ce que plus rien ne pousse, exhumer dans les cendres des os noirs et calcinés. On arbore des visages grimaçants dans les injonctions torrides de cet enfer rythmique. Strangulés, épouvantés par l’acharnement asséné qui souffle sur nous comme sur des braises chaudes. De la poussière, seulement de la poussière. Nous sommes devenus cette voix qui nous crie à l’oreille : détruis-moi toute cette chair, fais tout brûler, débrouille le tas et réassemble-le en désordre. Des odeurs de brûlé restent en suspension dans l’air.
Photos par Nolann
Glassbone

Le rouleau compresseur Glassbone conclut cette première journée sous le signe de l’attendrisseur à viande. Notre chair fibreuse est mixée en fine pâtée pré-digérée par un death metal flambé au hardcore. Le tartare est dispersé dans toute la fosse par des cuisiniers maléficieux dont la peau est transpercée de clous rouillés et ensanglantés. Leur carapace d’épines arbore des morceaux de carne quand ils s’affairent à nous débiter en quartiers grossiers. Les coups de leurs marteaux-pilons à cordes pleuvent sur une assemblée liquéfiée. Les survivants dansent dans la fange et les tripes, réduisent le bouillon, aplatissent la gélatine en une fine purée rose et violette.
Photos par Léo










































