



Zamaru Ultu Qereb Ziqquratu Part 1
Wyatt E
Transe en terres arides
Aux prémices des mirages, là où le réel se dissout dans la lumière, naît le halo d’un peuple ancien. Dans un voyage psychédélique, le soleil fond le long des tempes liquides, ralentissant les corps harassés. La marche se fait lourde, presque insoutenable, et le cortège engourdi résiste face aux bourrasques brûlantes et piquantes lacérant les os saillants.
C'est une traversée du désert que nous offre Wyatt E., parcourant les paysages arides d'un pas lent et régulier. Les cordes résonnent, hypnotiques, chantant l'histoire d'une épopée sans retour. La chaleur est écrasante et le soleil se brise en milles éclats dorés sur le sol cuisant, se mélangeant aux nuances ocres des dunes brûlantes.
Wyatt E. déploie un univers massif aux sonorités orientales. Bercé par des vagues de vents incessants, l’album semble être habité par l’ombre des terres séchées. Un doom fiévreux couleur feu fourmille le long du sol craquelé, éclatant contre les paysages brulés.
Des rafales ardentes nous rapporte l'écho d'un chant halluciné, et le sable et le sel séchés sur les tissus essoufflés nous rappellent les lois impitoyables des plaines orientales.


