



My Limbs Are Not Mine
Coffret de Bijoux
Trésor infini
Un nouveau butin, un chatoiement supplémentaire. Ma caverne déborde de splendeurs.
Étonnés jusqu’à l’effarement, on entrouvre un nouveau projet de coffret de bijoux (LP ou EP, le décompte se perd souvent pour de bon, avec plus de 15 sorties depuis 2024) avec une fébrilité intacte, et invariablement gratifiante. Si l’on se doute que les tourments d’Alice Simard prendront une sensibilité certaine, les influences de coeur ou collatérales ne cessent de surprendre. Ici, pas de blackgaze romanesque, mais 6 morceaux qui empruntent tour à tour au post-hardcore désenchanté et au mall screamo (« I need to see », « pillow poise remembering ») au metalcore mélodique (« to never recollect ») et même au thall (« running »). L’aura toujours très bricolée de la production, alliée à une effervescence du songwriting et des expérimentations continues, se mêle à la douceur de la voix, aux tréfonds du scream et à la flagrante poigne des mélodies.
C’est dans ses retranchements les plus fragiles que my limbs are not mine transperce l’être, comme sur ce titre-éponyme qui vibre à la façon d’un songe perdu, lié à jamais à une productivité qui n’est que l’expression d’une nécessité vitale, une musique au besoin compulsif d’une émotion à partager, d’une énergie à parsemer dans les confins de nos espaces individuels.


