



Violence
+ NDKH + As They Burn
Balade congestive
Pourchassé par les aboiements de ses poursuivants, le troupeau avance droit vers l’horizon. Le martèlement des sabots sur l’étendue dégarnie fait vibrer le sol, vers un dernier retranchement où l’aveuglement sera partagé dans l’adrénaline sécrétée. Chasseurs et chassés tomberont de la même falaise. Leurs viandes entremêlées tapissent les rochers en contrebas.
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NDKH
Le deathcore se pare de djent, avec une verve et une technicité tout aussi brutales qu’alléchantes. Quand NDKH ouvre la fosse en deux, les breakdowns aux arythmies bien senties pleuvent sur des fronts en mouvement, déchaussent les dents de mâchoires serrées par un groove démoniaque aux allusions cybernétiques. Nos crânes sciés sont déposés. Des câbles aux embouts sales malaxent nos méninges d'impulsions électriques trop fortes. Nos corps finissent de convulser quand s’effacent les détonations de la double pédale.
As They Burn
As They Burn incarne tout ce que la force de l’âge fait de meilleur. Le Petit Bain s’agite, semble chavirer de toute cette tonitruance. Leur hardcore signature aux évocations metalcore typiques foudroie l’assistance, déclenche des sensations de brûlure semblables à celles d’un piment qui n’est pas venu pour cacher son jeu. Les morceaux de différentes générations, interprétés dans une énergie particulièrement communicative, s'enchaînent en tabassant tous autant, et sans aucun ménagement, nos gueules béantes et ébahies. La nouvelle voix du groupe décape tout sur son passage, ne laisse que des yeux qui piquent et pleurent, d’un plaisir provoqué par la douleur.
- Hiram
- Frozen Vision (Part 1)
- Philosophical Research Society
- Society
- Trauma
- Medecine 2.0
- Unable To Connect
- F.R.E.A.K.S (Ft Aaron Matts & Vince - NDKH)
- Dialysis
- Psychoactive Green Fairy
- Beg for Death
- A new Area For Our Plagues
Violence
C’est avec Violence que vient s’abattre sur nous une électro sombre aux rythmiques de presse hydraulique, transpercée de toute part par les hurlements puissants d’une fureur viscérale. Les lumières tranchent des corps déjà aplatis par les claquements du metal industriel de cette forge déambulante. Elle avale tout, aplanit et concasse, cachée derrière la fumée d’impacts qui engourdissent nos sens. Entre structure chaotique et démolition organisée, rien ne restera debout, rien ne sera vraiment plus comme avant. Violence démonte les fondations d’un édifice qui était voué à être détruit, et qui s'effondre pour notre plus grande satisfaction.






























